Les installations nucléaires de base de Cadarache
19 installations nucléaires de base (INB), toutes exploitées par le CEA, sont implantées à Cadarache :
- 1 INB secrète pour la défense (INBS-Propulsion Nucléaire) pour laquelle une commission d’information distincte de la CLI de Cadarache a été créée par arrêté ministériel du 23 avril 2004,
- 18 INB civiles :
- INB 22 PEGASE-CASCAD. Installation servant à entreposer, sous air ventilé et à sec, les éléments combustibles irradiés dans l’attente de leur traitement.
- INB 24 CABRI. Réacteur dédié aux études de sûreté, permettant d’étudier le comportement et la résistance des combustibles nucléaires soumis à de fortes sollicitations (température, pression…). Ces études sont réalisées dans le cadre d’un programme international impliquant plus d’une dizaine de pays sous l’égide de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).
- INB 25 RAPSODIE. Arrêté le 15 avril 1983, ce réacteur a permis d’effectuer des recherches sur le combustible de la filière des réacteurs à neutrons rapides ainsi que sur la technologie des composants. Son démantèlement est en cours.
- INB 32 ATPu. L’atelier de technologie du plutonium également appelé établissement AREVA NC-Cadarache, a réalisé les dernières fabrications commerciales de crayons de combustible Mox (mélange d’oxydes d’uranium et de plutonium) en 2003.
L'arrêt définitif et le démantèlement de l'installation ont été autorisées par un décret du 6 mars 2009.
- INB 37 STEDS. Station de traitement des effluents et déchets solides permettant de traiter les effluents liquides radioactifs et conditionner les déchets solides issus des installations CEA. Le traitement des effluents consiste à décontaminer les déchets radioactifs liquides, concentrer leur activité et conditionner les résidus en vue de leur stockage sur un centre géré par l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra) quand il s’agit de déchets faiblement et moyennement radioactifs à vie courte (période de moins de 30 ans). Le traitement des déchets radioactifs solides consiste à découper les déchets volumineux, compacter les fûts de déchets (presse de compactage) et conditionner les colis de déchets.
- INB 39 MASURCA. Réacteur de recherche permettant d’acquérir des données de physique de base dans le cadre des études des cœurs des réacteurs à neutrons rapides à caloporteur gaz ou sodium.
- INB 42 EOLE. Réacteur de recherche de faible puissance (100 Watts), servant aux études des cœurs des réacteurs nucléaires (centrales nucléaires à eau légère et réacteurs à eau bouillante). Par exemple, certaines recherches initiées en 1998 dans le cadre d’un programme d’études financé par un consortium d’industriels japonais (Hitachi, Toshiba, Nuclear Fuel Industry…) visent à mettre au point un cœur de réacteur à eau bouillante 100 % Mox.
- INB 52 ATUE. Arrêté en juillet 1995, l’atelier de traitement de l’uranium enrichi a permis de travailler sur la mise au point d’oxyde d’uranium à partir d’hexafluorure d’uranium. Après une phase d’assainissement qui s’est achevée en décembre 2002, la phase de démantèlement est programmée jusqu’en 2006.
- INB 53 MCMF. Magasin central de matières fissiles dédié à l’entreposage de matières nucléaires non irradiées : matières utilisées pour la fabrication de combustibles expérimentaux, combustibles neufs en attente d’emploi, rebuts de fabrication en attente de recyclage.
- INB 54 LPC. Installation dédiée au contrôle qualité produit pour le compte de l'ATPu, au traitement des rebuts et au contrôle des déchets contaminés en émetteurs alpha. Avec l'Atelier de technologie du plutonium (INB 32), le LPC constitue le complexe de fabrication de combustible au plutonium de Cadarache (CFCa) dont l'opérateur industriel est AREVA NC (anciennement COGEMA).
L'arrêt définitif et le démantèlement de l'installation ont été autorisées par un décret du 6 mars 2009.
- INB 55 LECA/STAR. Installation dédiée aux examens post-irradiatoires des éléments combustibles et des matériaux de structure provenant de centrales nucléaires ou de réacteurs de recherche.
- INB 56 PARC. Installation d’entreposage des déchets radioactifs solides permettant d’entreposer, dans des conditions sûres et dans l’attente de leur évacuation : - les déchets faiblement radioactifs dans des bâtiments ; - les déchets moyennement radioactifs dans des alvéoles bétonnées ; - les déchets très faiblement radioactifs. Cette installation créée dans les années 60 sera remplacée par l’installation CEDRA (INB164).
- INB 92 PHEBUS. Réacteur de recherche permettant de réaliser des programmes de recherche internationaux sur les conséquences de la fusion d’un cœur d’un réacteur nucléaire. Ces recherches servent à développer et valider des codes de calcul, perfectionner les études de sûreté et améliorer la conception des réacteurs du futur.
- INB 95 MINERVE. Réacteur de recherche de faible puissance (100 Watts) utilisé pour étudier les phénomènes neutroniques qui se produisent au sein des combustibles nucléaires (combustibles fabriqués à partir d’oxyde d’uranium (UO2) ou d’un mélange d’oxydes de plutonium et d’uranium (Mox) et obtenir des informations sur les données nucléaires. Il sert aussi à qualifier les outils de calcul utilisés pour prédire le comportement d’un combustible en réacteur.
- INB 123 LEFCA. Le laboratoire d’études et de fabrications expérimentales de combustibles avancés permet de réaliser des études sur l’uranium et des éléments plus lourds (plutonium, américium, curium qui sont appelés actinides), sous forme d’alliages, de céramiques ou de composites. Ces études sont nécessaires à l’interprétation et la compréhension du comportement des combustibles en réacteur. Au sein de ce laboratoire, on réalise aussi des capsules ou des assemblages expérimentaux destinés ensuite aux essais d’irradiation.
- INB 156 CHICADE. Cette installation dispose d’équipements d’expertise et de procédés de traitement de déchets liquides aqueux, des procédés de décontamination, des méthodes de conditionnement de déchets solides pour la gestion des colis de déchets
- INB 164 CEDRA. Centre d’entreposage de déchets radioactifs de faible et moyenne activité, destiné à remplacer les installations d’entreposage actuelles (INB 56). Son exploitation a débuté en mai 2006.